Communiques de presse

Le Cloud donne la migraine ​a​ux entreprises françaises et leur coûte chaque année plus d'un milliard d'euros

Le Cloud donne la migraine aux entreprises françaises et leur coûte chaque année plus d’un milliard d’euros

Selon les résultats de l’étude « Cloud Hangover » par Sungard Availability services, les coûts de maintenance du Cloud additionnés aux coûts non planifiés représentent en France 1.46 milliard d’euros par an.

Paris, France — 30 mars 2014 - Sungard Availability Services® (Sungard AS), prestataire de services innovants pour la gestion d’infrastructures informatiques, le Cloud et la continuité d’activité, a commandité une étude en France, au Royaume-Uni, en Irlande et en Suède, pour s’intéresser à l’ « après transition vers le Cloud » qui se traduit bien souvent par des coûts cachés et des problèmes associés qui provoquent chez les professionnels IT une « migraine post-Cloud ».

Longtemps considéré comme un mode de gestion de l’IT plus flexible et plus simple, le Cloud computing a ouvert une nouvelle ère de l’informatique. Cette étude nous montre cependant que les entreprises font désormais face à de nombreux challenges dans la gestion et le fonctionnement de ces environnements Cloud.

Les 150 professionnels IT français interrogés déclaraient en moyenne 597 700 euros par an de coûts non planifiés associés au Cloud, L’ensemble des pays représentés dans l’étude font état de ces coûts non planifiés. Au Royaume-Uni, pays « early adopter » du cloud tout comme la France, ces coûts atteignent un montant annuel de 375 300 euros, contre 208 500 euros en Irlande et 319 700 euros en Suède, deux pays où cet effet de coûts non planifiés est atténué

Commentaire de Keith Tilley, Executive Vice President, Global Sales & Customer Services Management de Sungard Availability Services : « Les écarts entre pays semblent indiquer différents niveaux d’adoption du Cloud sur les différents marchés, la France et le Royaume-Uni ayant investi plus tôt dans les services Cloud, tandis que l’Irlande et la Suède ont probablement atteint un peu plus tard le même niveau de popularité du Cloud, en bénéficiant d’enseignements clés déjà largement partagés sur le marché. »

Les coûts inattendus du Cloud

D’après cette étude, 90 % des entreprises françaises ont été confrontées à des coûts non planifiés pour le fonctionnement de leur Cloud, contre 81 % pour la moyenne de l’ensemble des répondants européens. Les raisons de ces dépassements de coûts sont nombreuses, et comprennent d’abord les coûts d’intégration système (44 %), les coûts de maintenance interne (38 %) et les coûts humains de gestion de déploiement (28 %). On note également le montant important de certains coûts liés à la gestion de leurs fournisseurs de services Cloud (22 %), un élément qui peut suggérer que certains fournisseurs ne sont peut-être pas aussi transparents qu’ils devraient l’être lors de la phase initiale de consultation.

Un mauvais diagnostic en amont sur les apports du Cloud

Les entreprises françaises placent en tête de leurs attentes vis-à-vis du Cloud une maîtrise des dépenses (48 %), une sécurité accrue (45 %) et un plus grand avantage compétitif par-rapport à leurs concurrents (41 %). La maîtrise des dépenses est également la première attente au Royaume-Uni (64 %), en Irlande (62 %) et en Suède (60 %).

Toutes les entreprises n’ont pas rencontré le même succès dans l’atteinte de ces objectifs : si 47 % des entreprises françaises ont constaté une réduction des coûts, 43 % estiment avoir échoué sur ce point ; 53 % ont constaté une augmentation de la sécurité contre 37 % un échec sur ce point ; enfin, l’accroissement de l’avantage compétitif a été atteint pour 46 %, mais n’a pas été perçu pour 35 % d’entre elles. Toutefois, d’autres effets positifs du Cloud ne figurant pas parmi les attentes des entreprises françaises ont été atteints, comme plus d’agilité pour 69 % d’entre elles, alors que seules 39 % des entreprises françaises s’attendaient à ce type de ROI.

L’intégration du Cloud à l’infrastructure IT existante n’était pas non plus un objectif prioritaire des entreprises françaises, qui se trouvent à présent confrontées à de nouveaux challenges (52 %), des difficultés à gérer l’interopérabilité avec leur système d’information existant (52 %). En outre, cette intégration a également entrainé pour les répondants un stress additionnel (60 % des français, contre 43 % en Europe) et une complexité accrue de leur profession (29 % des français contre 31 % en Europe). Ces difficultés mettent en évidence l’importance de l’accompagnement et du conseil en amont et en aval d’un projet Cloud.

« Dans ce contexte de remise à plat des projets Cloud, si les entreprises françaises veulent réussir leurs objectifs initiaux de réduction des coûts IT, et réellement bénéficier des avantages du Cloud pour lequel elles ont déjà beaucoup investi, il leur faudra réussir l'intégration du Cloud dans leur infrastructure IT, en mode architecture hybride », explique Thierry Ghenassia, Directeur Général et Commercial, France, Belgique et Luxembourg de Sungard Availability Services.

Une complexité liée à la multiplication des prestataires et des infrastructures

Un des facteurs les plus marquants de la complexité à laquelle se retrouvent confrontées les entreprises françaises pour la gestion de leurs infrastructures Cloud est la très grande variété de services de Cloud qu’elles doivent gérer au quotidien. En effet, 52 % des répondants français ont 5 fournisseurs ou plus de Cloud (29 % en Europe), 32 % en ont 6 ou plus (17 % en Europe) et jusqu’à 14 % en ont 8 ou plus (8 % en Europe), faisant de la France le pays européen avec le plus de fournisseurs différents. Le marché français du Cloud apparait donc plus éclaté, plus complexe à gérer, ce qui pousse de nombreuses entreprises déçues du Cloud à vouloir reprendre le contrôle en revenant à des infrastructures physiques.

« Lorsque le Cloud a été introduit sur le marché, il a été présenté comme le remède à tous les maux de l’IT. Cependant, lorsque le marché a mûri il est clairement apparu que certaines organisations ont eu à gérer ce que l’on peut appeler un « Cloud hangover », analyse Keith Tilley. Les entreprises françaises ont ainsi déclaré avoir redéployé en moyenne 45,27 % de leurs infrastructures Cloud vers des infrastructures physiques, contre une moyenne de 25,45 % pour l’ensemble des répondants.

« En se laissant entraîner par la mode du Cloud, certaines organisations l’ont rapidement adopté sans le rattacher à leurs objectifs business globaux et n’ont donc pas pris en compte des facteurs comme l’interopérabilité, la disponibilité et les coûts opérationnels liés au Cloud », poursuit Keith Tilley. « Il est vrai que les organisations peuvent tirer de formidables bénéfices du Cloud computing, comme l’agilité, la flexibilité et des réductions de coûts, mais le déploiement du Cloud doit être spécifique pour chaque entreprise et en cohérence avec des objectifs business, avec la nature des applications ou encore la charge de traitement attendue. Cette étude nous montre que les organisations n’ont plus besoin du jargon et des louanges des évangélistes du Cloud mais plutôt de conseils pratiques pour construire une infrastructure fiable, robuste et disponible – ce qui leur sera utile désormais, ce sont plutôt des thérapeutes du Cloud. »

A propos de l’étude

Cette étude internationale, intitulée “Cloud Hangover”, a été réalisée en février 2015 par le cabinet Vanson Bourne pour Sungard Availability Services. 400 interviews ont été conduites auprès de décideurs informatiques de 150 entreprises britanniques et 150 françaises (100 grands comptes et 50 PME entre 500 et 1000 employés), 50 entreprises suédoises et 50 irlandaises, dans des secteurs allant des services financiers au secteur public et au retail.

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